Il fut un temps …
Où j’écrivais ceci ( 2002/2003)
Un coeur épris en corps à corps,
Paniquant à tort,
Imaginant le prix, L’épée menaçante,
Payer l’éclatante entente.
Ayant tant prié Ganesh,
Supplié,
Tempêté,
Sortant pioche et bêche,
Semant à tout vent,
Espèrant me faire entendre,
Vivre le tendre,
J’ai bien plus peur à présent de tous ces présents.
Cette âme envahissante,
La fée évanescente,
Livrée pieds et poings liés
A l’ennivrante idée d’un temps clément,
Je n’ose reculer, avancer,
Me voici tétanisée.
Comment dire à nouveau les même mots.
Et puis ceci … (2002/2003 )
chateau en espagne
J’avais édifié
autour de moi
les nécessaires protections,
un chateau en espagne,
veaux, vaches, cochons,
mats de cocagne,
les cartes unes à unes, en construction éphémère.
Les jamais,
les dernières fois,
d’un souffle ténu,
furent balayés.
Dans ma bulle,
fragile,
sont entrés,
graciles,
comme autant de poussières
de lune
qui me brûlent, les incertitudes
d’un autre, enfin venu.
La rencontre improbable
de ces différences,
et, serons nous capables
de nier nos habitudes
et nos méfiances,
construire à nouveau,
laisser couler la vie,
panser les mots,
ramasser les débris.
Où bien encore quelques années plus tard ( 2005 )
| Ô mon CrapÔ
Je ne l’ai pas reconnu, Que j’étais bien CON. |
J’ai écrit longtemps comme une thérapie, j’ai écrit des bouts de textes un peu partout, dans mes tableaux aussi … J’ai écrit sur ma si longue histoire avec le prince déchu, pour essayer d’y voir … J’ai écrit longuement aussi à un ami de nuit, un ami de net, très cher à mon coeur, qui est devenu en quelque sorte un petit frère lointain et qui m’encourageait dans ma redécouverte de peinture et dans mes premiers pas chancelants d’alicette craintive. Et j’ai rencontré mon crapaud … J’ai encore écrit pour essayer de comprendre, la peur du bonheur, la peur du calme, la peur de rentrer à nouveau dans une histoire … Je freinais des quatre fers, et il lui a fallu beaucoup de patience et d’amour et un jour enfin, j’ai pu dire à nouveau ces simples mots : Je t’aime … Il était tout le contraire de ce que j’avais imaginé. Ni artiste, ni intello, trop sage, trop calme … Et pourtant les moments passés ensemble semblaient tellement évidents, et j’en ressentais tellement de bien …
J’avais commencé le long travail de nettoyer ce lourd passé, il m’a aidé à déblayer le chemin … Après 5 ans passés à ces côté ( le 5 août ) je rempile pour une année, et j’espère qu’il en sera ainsi pour encore de nombreuses années. Il est celui qui m’apaise, il est mon équilibre, celui qui m’empêche de passer de l’autre côté du miroir quand mes vieux démons me reprennent, celui qui me fait sourire, il est le meilleur de moi même, il est mon cadeau de vie.
Il est tout simplement.









